Héraldique

 Les Armoiries de notre Village

Un peu d’histoire…

 

blason

Le 9 Février 1948, la Commission Départementale d’Héraldique a été créée.
Le 19 Février 1950, le Conseil Municipal d’Arriance délibère sur la délivrance des armoiries.

Le blason d’Arriance se distingue par :

« DES GUEULES À LA CLEF D’OR FLANQUÉE
D’UNE CROIX DE LORRAINE D’ARGENT
PARTI DE SABLE AU LION D’ARGENT,
ARMÉ, COURONNÉ ET LAMPASSÉ D’OR »

En héraldique, – science des blasons, écus et armoiries,- le terme ’gueules’ indique la couleur rouge, ’de sable’ la couleur noire et ’lampassé’ précise la couleur de la langue de l’animal, ici un lion à la langue d’or.
La clé est l’emblème de la sûreté, et c’est l’ancien symbole de la liberté et de la puissance.

Il y a 75 ans

Novembre 2015 : il y a 75 ans…

L’église paroissiale d’Arriance présente un vitrail offert par la municipalité d’Espalion, en Aveyron. Mais quel est donc le lien qui unit cette ville baignée par le Lot à notre village ? nd-de-la-negrette

Ce lien s’est créé, il y a 75 ans, alors que la seconde guerre mondiale était encore à ses débuts et que les habitants des territoires occupés subissaient l’expulsion. 

En Novembre 1940 : les Mosellans sont expulsés.

La Deuxième Guerre Mondiale affecte douloureusement les populations civiles : l’Alsace et la Lorraine étaient des territoires allemands et subissaient la germanisation des lieux. C’est ainsi qu’Arriance devint ’Argenchen’, il en fut ainsi pour les autres communes occupées. En Novembre 1940 le Gauleiter Joseph Bürckel (Gauleiter est l’équivalent d’un préfet) ordonna l’expulsion des habitants afin de laisser la place à des populations de langue allemande. La phase d’expulsion s’effectua du 12 au 22 Novembre 1940, les civils furent rassemblés avec leurs effets personnels (ce qu’ils purent porter) et 2000 francs (anciens francs), puis ils furent acheminés en bus vers la gare du Sablon, à Metz pour rejoindre la France libre par le train.

Paroles d’un Expulsé, Georges JACOB : « MES SOUVENIRS SUR L’EXPULSION EN 1940 DES HABITANTS D’ARRIANCE. 

Âgé de 13 ans, je me souviens que le 18 Novembre 1940, à 9h du matin, l’occupant allemand envoyait dans notre village autobus et camions pour embarquer nos familles pour une destination inconnue avec 50kg de bagages et 2000 francs (anecdote : j’avais des billets cachés dans la doublure de mes vêtements.) L’occupant a gardé les mineurs et les employés de la SNCF. 

Je me souviens de cet embarquement en gare de Metz-Marchandises dans un train peu confortable et de cette arrivée en zone libre accueillis par des troupes françaises qui nous ont rendu les honneurs. 

Je me souviens de la célébration du mariage civil, à Arriance, de deux habitants, Firmin DOSDA et Hélène DOULCO, par le Maire, Albert GANDAR le matin du 18 Novembre. Le mariage religieux a eu lieu à Espalion. 

Je me souviens de cette arrivée en terre d’accueil où nous fumes reçus par les municipalités et hébergés aussi bien que possible. Les expulsés qui ont été accueillis à Espalion ne sont partis d’Arriance que l’aprés-midi du 18 Novembre 1940. Les familles EBNER – FLAMANT – VEVERT – TROESTER – DOULCO – DOSDA – REBOIS ainsi que l’Abbé WEBER ont été réfugiés à Espalion.

J’en oublie peut-être ou l’une ou l’autre n’est pas allée à Espalion. Les communes d’accueil furent, dans le département du Lot : ESPERE, CAZALS, SALVIAC, LIMOGNE, LES JUNIES, LHERM, PELACOY, commune de FRANCOULES, ISSENDOLUS, SAUZET et dans le département de l’Aveyron, ESPALION.

Durant les années 1940 à 1945, quelques naissances eurent lieu, ainsi que des mariages entre expulsés et jeunes du village d’accueil, des décès furent enregistrés et les dépouilles furent ramenées dans notre cimetière aux frais de l’Etat.

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Arriance dictionnaire Viville

En 1817, VIVILLE note dans son Dictionnaire du département de la Moselle :

« ARRIANCE,village situé près de la forêt de Remilly, sur un petit
ruisseau qui se jette dans la Nied française, ancienne province de
Lorraine ( duché de Lorraine ), mairie, annexe de la paroisse de Many,
arrondissement de Metz, canton de Faulquemont, à 28 km de Metz, SS.O. de Faulquemont ; population 430 individus, maisons 39, territoire productif 534 hectares, dont 78 en bois ; un moulin. »

Claude Philippe de VIVILLE (1770-1841) est l’auteur du Dictionnaire du Département de la Moselle.

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Extrait du livre de JM BENOIT, « Moulins et Meuniers du Pays de la Nied »

 

Le Moulin du Gravelot : il servait autrefois à moudre le grain et filer la laine. Il a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale et appartenait jusqu’en 1985 à la famille Flamant. Le moulin était situé sur le cours d’un ruisseau prenant sa source entre Many et Herny appelé « haut de fontaine ». Subsistent encore la retenue d’eau et la chute.

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